Pas tous pareils!

Les différents types de parasites internes affectent les chevaux de différentes façons et à des degrés divers, selon leur cycle de vie et les organes qu’ils ciblent. En outre, les différents types de parasites ne réagissent pas tous de la même façon aux divers vermifuges.

Demandez à votre médecin vétérinaire de vous aider à élaborer un programme de gestion stratégique des parasites qui répond aux besoins particuliers de votre cheval.

Parasites internes fréquemment rencontrés chez le cheval

Connaissez les parasites contre lesquels votre cheval doit se défendre

Saviez-vous que plusieurs types de parasites peuvent infecter votre cheval? Heureusement, seulement quelques-uns de ces parasites sont préoccupants en Amérique du Nord. Vous en trouverez une brève description dans le tableau ci-dessous.

Parasites internes 101

Parasite Transmission Caractéristiques
Petits strongles Ingestion de larves. Ces parasites sont considérés comme la principale raison pour laquelle on vermifuge les chevaux qui ont accès à un pâturage1.
Ils se logent dans le gros intestin.
Les larves peuvent s’enfouir dans la paroi de l’intestin et former des kystes.
La plupart des vermifuges ne tuent pas les larves de petits strongles enkystées, lesquelles peuvent rester inactives pendant des années.
Les signes cliniques de l’infection comprennent notamment la perte de poids, la diarrhée, le manque d’énergie et la diminution de la performance.
Grands strongles

Ingestion de larves.

Les larves de grands strongles migrent de l’intestin vers l’artère qui apporte le sang à cet organe.
Le manque d’apport sanguin qui en résulte peut causer la mort d’une portion de tissu intestinal.
Cette situation peut provoquer des coliques et, dans les cas graves, la mort du cheval.
Vers ronds (ascaris) Ingestion d’œufs excrétés dans le fumier des chevaux infectés. Ces œufs peuvent demeurer infectieux dans l’environnement pour une période pouvant atteindre 10 ans, même en présence de conditions extrêmes. Les vers ronds sont fréquents chez les jeunes chevaux.
Ils peuvent atteindre 50 cm de longueur et 8 mm de diamètre.
La présence d’un grand nombre de vers adultes peut causer une obstruction ou même une rupture intestinale.
Les larves peuvent migrer dans le foie et les poumons, et ainsi causer des signes de maladie respiratoire et des dommages à ces tissus, ce qui peut prédisposer le cheval à une pneumonie bactérienne secondaire.
Les signes cliniques de l’infection peuvent comprendre notamment la perte de poids, la diarrhée et les coliques.
Vers plats Ingestion, en broutant, de mites infectées par des œufs de vers plats excrétés dans le fumier des chevaux infectés. Les vers plats se fixent fermement à un endroit précis de l’intestin, à la jonction du petit intestin et du cæcum.
Ils peuvent provoquer des coliques en causant le télescopage du petit intestin dans le cæcum.
Oxyures Ingestion d’œufs. Les oxyures se logent dans la dernière partie du gros intestin.
Les femelles déposent leurs œufs sur la peau autour de l’anus.
La substance collante qui enrobe les œufs cause une irritation cutanée. Par conséquent, les chevaux infectés se frottent la croupe et ont souvent les crins du haut de la queue abîmés.
Gastérophiles Ingestion d’œufs déposés par les gastérophiles adultes sur les poils des membres antérieurs et sur les lèvres des chevaux. Les œufs de gastérophiles éclosent lorsque le cheval lèche ou mordille la région où ils ont été déposés.
Les larves pénètrent dans le tissu qui tapisse l’intérieur de la gueule du cheval. Elles sont éventuellement avalées et se rendent à l’estomac, où elles se fixent sans causer trop de dommages.
Après un certain temps, elles se détachent, sont excrétées dans le fumier, et deviennent des gastérophiles adultes.
1. Love, S., D. Murphy, D. Mellor. « Pathogenicity of cyathostome infection », Vet. Parasitol., vol. 85 (1999), p. 113-121.